Mode de vie sain
Un mode de vie sain est une manière de vivre pour être en bonne santé physique et mentale. Cette fiche vous donne quelques conseils pour développer de bonnes habitudes en matière de santé.
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Quand on parle « d’alcool », on parle de toutes les boissons alcoolisées, par exemple : la bière, le vin ou les alcools forts, comme le gin, la vodka ou le rhum. Et aussi de tous les mélanges de boissons qui contiennent de l’alcool, comme les cocktails ou les apéritifs.
Chaque personne a des habitudes différentes avec l’alcool. En Belgique, presque 1 personne sur 5 ne boit jamais d’alcool. Certaines personnes boivent de l’alcool seulement de temps en temps ou seulement à des moments festifs et d’autres personnes boivent de l’alcool tous les jours.
Souvent, la taille d’un verre d’alcool est définie pour contenir environ 10 grammes (10 g) d’alcool pur. C’est ce qu’on appelle un verre standard (une unité) d’alcool.
1 verre standard (1 unité) d’alcool c’est, par exemple :
1 verre de 250 millilitres (250 ml) de bière à 5% ;
1 verre de 100 millilitres (100 ml) de vin à 12% ;
1 verre de 30 millilitres (30 ml) d'alcool fort à 40%.
Si le verre utilisé est plus grand que le verre standard, ou si l’alcool versé est plus fort, alors cela compte pour plus d’1 verre standard.
Toute consommation d’alcool peut entraîner un risque pour la santé. Plus une personne boit d’alcool, plus le risque est élevé, que ce soit de manière occasionnelle ou plus régulièrement.
Ainsi, boire beaucoup d’alcool en très peu de temps (hyperlalcoolisation ou « binge drinking ») augmente aussi le risque de problèmes causés par l’alcool. L’hyperlalcoolisation ou « binge drinking » c’est boire plus de 4 verres standards d’alcool pour les femmes, et plus de 6 verres standards d’alcool pour les hommes, en moins de 2 heures.
L’alcool n’est pas nécessaire au fonctionnement du corps. Il peut entrainer ou aggraver certains problèmes de santé. Pour les éviter, l’idéal est de ne pas boire d’alcool du tout. Si une personne boit moins de 10 verres standards d’alcool par semaine, elle peut déjà limiter les risques.
L'alcool peut abimer, par exemple :
le cerveau et les nerfs ;
le cœur et les artères, ce qui augmente le risque, par exemple :
d’accident vasculaire cérébral (AVC) ;
le foie, ce qui peut causer, par exemple :
une maladie du foie liée à l’alcool (ALD),
une cirrhose,
le pancréas, ce qui augmente le risque, par exemple :
L’alcool augmente également le risque de cancer de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, du foie, du sein, du colon, du rectum.
L’alcool peut entraîner une addiction : la personne n’arrive plus à se passer d’alcool.
Boire de l’alcool peut devenir un problème lorsque la personne qui en boit a du mal à contrôler sa consommation ou que cela a des conséquences négatives pour elle, pour les personnes de sa famille ou pour ses ami·es. Ainsi, par exemple, elle n’arrive plus à faire ce qu’elle aimerait faire chez elle ou pour son travail. Elle peut aussi avoir des difficultés à rester calme avec ses proches ou à continuer à les voir. Elle peut avoir des problèmes de santé causés par l’alcool.
On parle alors de "trouble de l’usage de l'alcool". Il peut être léger ou plus sévère.
Certaines personnes ont plus de risque que d’autres de développer un trouble de l’usage de l’alcool. Ainsi, par exemple, une personne peut être plus facilement tentée de boire de l’alcool si les personnes autour d’elle boivent de l’alcool ou si de l’alcool est souvent disponible ou proposé dans son milieu de vie. C’est particulièrement le cas si une personne de sa famille a un trouble de l’usage de l’alcool. Une personne peut être plus facilement tentée de boire de l’alcool dans des moments difficiles, par exemple pour diminuer son stress, son anxiété, sa tristesse, sa colère. En effet, sur le moment, l’alcool donne l’impression d’aider à se détendre ou de se sentir mieux, mais, en fait, il aggrave le sentiment de tristesse ou de désespoir.
Chez une personne enceinte, l’alcool peut entrainer des conséquences sur le bébé en développement (alcoolisation fœtale), par exemple un retard de croissance, une malformation.
Le trouble de l’usage de l’alcool se développe souvent petit à petit. Généralement, la personne ne s’en rend pas compte.
Une personne qui a un trouble de l’usage de l'alcool peut, par exemple :
avoir du mal à se limiter à quelques verres d’alcool ;
avoir du mal à ne pas boire d’alcool ;
continuer à boire de l’alcool même si cela a des conséquences négatives :
sur sa santé globale, physique, mentale et sociale,
sur ses relations avec ses proches, dans son milieu de vie, par exemple, au travail ou à l’école ;
avoir une tolérance à l’alcool plus grande : la personne boit un nombre de verres de plus en plus grand avant de ressentir les effets de l’alcool ;
avoir des signes de manque (symptômes de sevrage) quand elle n’a pas bu d’alcool depuis quelques heures ou quelques jours, par exemple :
des tremblements,
de la transpiration.
Vous pouvez réfléchir à votre consommation d’alcool à l’aide de ces questions :
Combien de fois par semaine buvez-vous des boissons qui contiennent de l’alcool ?
Combien de verres d’alcool buvez-vous sur une journée ?
Vous pouvez aussi répondre à quelques questions d’un « test de consommation d’alcool » en ligne (voir En savoir plus).
Idéalement, il vaut mieux boire de l’eau et ne pas boire d’alcool.
Si vous souhaitez boire de l’alcool, il est important de ne pas boire plus de 10 verres standards (unités) par semaine et de limiter son nombre de verres par jour. Il vaut mieux aussi garder quelques jours sans alcool chaque semaine.
Pour vous aider à limiter votre consommation d’alcool, vous pouvez retenir ces chiffres : « 10-2-2-0 » :
"10" pour : maximum 10 verres standards d'alcool par semaine ;
"2" pour : maximum 2 verres standards d'alcool par jour ;
"2" pour : minimum 2 jours sans alcool par semaine ;
"0" pour : pas d'alcool si :
vous avez moins de 18 ans,
vous êtes enceinte ou vous souhaitez être enceinte,
vous allaitez,
vous devez conduire un véhicule.
Voici encore quelques conseils pour vous aider à diminuer votre consommation d’alcool :
Sentez-vous toujours libre de choisir autre chose qu’une boisson alcoolisée.
Evitez d’acheter de l’alcool ou essayez d’en acheter moins.
Essayez de trouver des solutions pour gérer votre stress et les émotions qui peuvent vous donner envie de boire de l’alcool, par exemple :
faire une activité relaxante,
faire des exercices de respiration.
Si vous buvez de l’alcool, choisissez plutôt un alcool avec un pourcentage bas.
Vous pouvez aussi prévoir des périodes de pause, sans boire d’alcool, pendant quelques jours, quelques semaines ou quelques mois. Cela peut vous aider à diminuer votre consommation d’alcool par la suite.
Si vous vous posez des questions ou si votre consommation d’alcool vous inquiète ou vous cause des difficultés dans la vie de tous les jours, parlez-en :
avec un ou une professionnel·le de la santé, par exemple votre médecin ou votre pharmacien·ne ;
avec une personne de confiance dans votre entourage.
Vous pouvez également trouver des informations et un accompagnement en ligne ou par téléphone. Il existe également des groupes de discussion (groupes d’entraide) (voir En savoir plus).
Il peut être difficile de diminuer sa consommation d’alcool. Si c’est le cas, vous pouvez discuter avec un ou une professionnel·le de la santé pour qu’il ou elle vous donne des conseils ou vous accompagne.
Si votre consommation d'alcool est importante, ou que vous ressentez une addiction par rapport à l'alcool, arrêter seul·e peut être dangereux à cause des symptômes de sevrage alcoolique. Il est donc encore plus important de parler avec des professionnel·les de la santé.
Pour certaines personnes, ne pas boire d’alcool reste difficile. En parler régulièrement à un ou une professionnel·le de la santé ou à un groupe d’entraide peut les aider.
Votre médecin peut discuter avec vous de votre consommation d’alcool. Il est tout à fait possible que votre médecin vous en parle, tout comme il ou elle peut demander si vous faites de l'exercice ou si vous fumez. Cela l’aide à comprendre vos habitudes de vie car certaines habitudes de vie peuvent avoir des conséquences sur votre santé.
Pour évaluer votre consommation d’alcool, votre médecin peut vous poser 3 questions précises :
À quelle fréquence vous arrive-t-il de consommer des boissons qui contiennent de l’alcool ?
Combien de verres standards d’alcool buvez-vous pendant une journée habituelle ?
Au cours d’une même occasion, à quelle fréquence vous arrive-t-il de boire 6 verres d’alcool ou plus ?
Grâce à ces questions, votre médecin peut évaluer si votre consommation d’alcool peut entraîner un risque pour votre santé. Ce test permet également d’évaluer si une personne a un trouble de l’usage de l’alcool et si ce trouble est léger ou plus sévère.
Votre médecin peut vous donner des conseils pour limiter votre consommation d’alcool ou ses conséquences. Selon la situation, il est possible qu’il ou elle vous dise qu’il est important d’arrêter l’alcool complètement. Votre médecin peut vous écouter, vous encourager, vous soutenir et vous proposer un suivi.
Il ou elle peut également vous orienter :
vers un ou une professionnel·le de la santé pour un soutien psychologique et un accompagnement social ;
vers une personne spécialisée dans les problèmes d’alcool (alcoologue).
Votre médecin peut proposer des examens complémentaires, par exemple une prise de sang, pour évaluer les effets de l’alcool sur le foie ou le cœur, par exemple.
Votre médecin peut vous proposer un médicament pour vous aider à diminuer ou à arrêter votre consommation d’alcool. Il existe différents types de médicaments avec des effets différents, par exemple :
un médicament pour diminuer le plaisir de boire de l’alcool ;
un médicament pour diminuer l’envie de boire de l’alcool ;
un médicament qui vous rend malade si vous buvez de l’alcool.
Comme tous les médicaments, ces médicaments peuvent avoir des effets indésirables. Votre médecin vous propose un suivi pour vérifier si des effets indésirables apparaissent.
Lorsqu’une personne a un trouble de l’usage de l’alcool sévère, une hospitalisation de désintoxication est parfois nécessaire. Lors de cette hospitalisation de désintoxication, il n'y a aucune consommation d'alcool. L’équipe médicale surveille et traite les symptômes de sevrage qui apparaissent.
Alcool, le point sur votre consommation
Stop ou encore ?
Verre standard d'alcool (image)
Aide alcool - Le Pélican & Le centre ALFA
mongeneraliste.be – SSMG – Société Scientifique de Médecine Générale
Tournée minérale - Univers santé
Le Pélican & Le centre ALFA
SSMG – Société Scientifique de Médecine Générale
Le guide social
Alcooliques anonymes
ebpracticenet
CSS - Conseil Supérieur de la Santé
Alcohol use disorder, consulté le 12.01.2026
BMJ Best Practice
Médicaments utilisés dans le trouble de l'usage de l'alcool, consulté le 23.12.2025
CBIP – Centre Belge d’Information Pharmacothérapeutique
Étape 1 sur 6
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