Une fracture du tibia ou du péroné, qu’est-ce que c’est ?
Dans la jambe, entre le genou et la cheville, il y a 2 os longs :
le tibia :
le péroné (la fibula) :
Ces 2 os forment les articulations :
Quand une personne « se casse la jambe » c’est qu’elle a une fracture du tibia ou du péroné ou de ces 2 os.
Selon la zone où se trouve la fracture, certaines fractures du tibia ou du péroné sont considérées comme :
Une fracture peut être :
Fracture fermée
Lorsqu’il n’y a aucune plaie proche de la fracture, on parle de « fracture fermée ».
Fracture ouverte
Lorsqu’il y a une plaie proche de la fracture, on parle de « fracture ouverte ».
Fracture non déplacée
Lorsque toutes les parties de l'os cassé (fragments d'os) sont encore alignées les unes par rapport aux autres, on parle de « fracture non déplacée ».
Fracture déplacée
Lorsque les fragments d'os se sont déplacés les uns par rapport aux autres, on parle de « fracture déplacée ».
Quelles sont les causes d’une fracture du tibia ou du péroné ?
Une fracture du tibia ou du péroné peut se produire à la suite d’un choc important, par exemple :
Une fracture du tibia ou du péroné peut aussi se produire à la suite d’un choc léger ou d'une torsion de la jambe, par exemple chez un enfant ou chez une personne qui a un os fragilisé.
Il existe également ce qu’on appelle des "fractures de fatigue" (fractures de stress) du tibia ou du péroné. Elles sont causées par des chocs répétés sur l'os. Vous pouvez trouver plus d’informations dans la Fiche Info Santé Fractures de fatigue.
Après un choc :
vous avez très mal à la jambe ;
vous n’êtes plus capable, ou presque plus capable, de vous appuyer sur votre jambe ;
votre jambe peut être dans une position anormale ;
un fragment d’os peut être visible de l’extérieur.
L’équipe médicale vérifie votre état général et si vous avez d’autres blessures. Elle vous demande de lui expliquer comment vous vous êtes fait mal. Elle examine votre jambe, à l’endroit de la douleur et autour, pour vérifier si d’autres parties de la jambe sont blessées, par exemple, vos muscles, vos nerfs ou vos vaisseaux sanguins. Elle évalue si une radiographie est nécessaire.
Que pouvez-vous faire ?
Si vous pensez qu’une personne a peut-être une jambe cassée :
Appelez immédiatement les secours (112) ;
Evitez de déplacer la personne.
Veillez à ce que la personne bouge sa jambe le moins possible.
Couvrez la personne pour la garder au chaud.
Couvrez les plaies ouvertes avec des compresses stériles.
Si vous avez un plâtre ou si vous avez été opéré·e pour une jambe cassée :
Gardez votre jambe surélevée pendant plusieurs jours.
Utilisez des béquilles pour vous déplacer.
Ne mouillez pas le plâtre ou les plaies.
Continuez à faire bouger le reste du corps et à faire des exercices musculaires :
Que peuvent faire les professionnel·les de la santé ?
Le traitement d'une fracture de la jambe est une urgence. Il se passe toujours à l'hôpital.
Une chirurgienne ou un chirurgien évalue avec vous quel traitement est le plus adapté pour vous en fonction, par exemple :
de votre état de santé ;
du type de fracture : fermée, ouverte, non déplacée, déplacée ;
de l'état des muscles, des nerfs et des vaisseaux sanguins autour de la fracture ;
de votre âge.
Le traitement peut être :
L’équipe médicale vous propose généralement :
La chirurgienne ou le chirurgien vous précise quand revenir la voir ou le voir pour vérifier que l’os se répare bien. Pour cela, elle ou il vous propose généralement une radiographie de contrôle. Elle ou il surveille également la bonne cicatrisation des plaies.
Que pouvez-vous faire avec votre kinésithérapeute ?
Votre kinésithérapeute peut vous accompagner :
Période d'immobilisation
Votre kinésithérapeute peut vous accompagner et vous donner des conseils :
pour vous permettre de continuer certaines activités autant que possible ;
pour vous apprendre à gérer le fait que vous pouvez moins bouger, même si c’est temporaire et que ça ne touche qu’une partie de votre corps ;
pour empêcher que d’autres problèmes arrivent à cause de la fracture, de l’opération ou de l’immobilisation (prévenir les complications).
Votre kinésithérapeute vous explique aussi les étapes de la rééducation.
Période de rééducation
Avant de commencer la rééducation, votre kinésithérapeute fait une évaluation globale de votre situation. Il ou elle vous pose des questions et vous examine dans le but d’évaluer ce que vous pouvez encore faire, notamment dans la vie de tous les jours.
Ensuite, il ou elle établit avec vous un plan de rééducation. Ce plan tient compte de son évaluation et des recommandations de votre médecin.
Le but de la rééducation est que votre cheville, votre genou et l’ensemble de votre jambe fonctionnent à nouveau comme avant, et même peut-être mieux. Votre kinésithérapeute vous propose des exercices pour retrouver :
votre mobilité ;
assez de force pour faire bouger et contrôler vos articulations ;
l’équilibre nécessaire pour rester debout, marcher ou courir.
La rééducation a pour but de vous permettre de reprendre vos activités telles que le travail, le sport ou des activités culturelles et sociales.
Les exercices servent aussi à éviter une nouvelle fracture.
Pour contrôler si la guérison se passe bien, votre kinésithérapeute effectue à nouveau une évaluation de votre situation.